Aller au contenu
MEI Group

Facture électronique

La liste des plateformes agréées, et comment la lire

L'administration publie 2 listes de plateformes agréées, mises à jour au fil des immatriculations. Où les trouver, ce que veut dire immatriculée, et ce que la liste ne dit pas.

Mis à jour le 5 octobre 2026 · 10 minutes de lecture

La liste des PDP de facturation électronique est la liste officielle des plateformes agréées, publiée par la Direction générale des finances publiques, la DGFiP, sur impots.gouv.fr. PDP, pour plateforme de dématérialisation partenaire, est l'ancien nom de ces opérateurs. Seule une plateforme agréée peut transmettre vos factures électroniques à vos clients, recevoir celles de vos fournisseurs et transmettre les données à l'administration : cette liste dit lesquelles le sont.

Nous ne recopions pas la liste ici, et nous n'y citons aucun nom : elle change au fil des immatriculations, et un nom seul ne dit pas quelle plateforme vous convient. Cet article dit où la trouver, comment la lire et comment s'en servir pour choisir. Le calendrier de la réforme et ses autres pièces sont dans le dossier Facture électronique.

Où trouver la liste officielle

La liste se trouve sur impots.gouv.fr, à la page Je consulte la liste des plateformes agréées. Elle se télécharge en 3 formats : ODS, XLSX et PDF. C'est elle qui fait foi : les listes reprises sur d'autres sites en sont des copies à une date donnée.

Le 5 octobre 2026, la page portait la mention modifiée le 22 septembre 2026. Entreprendre.Service-Public.fr et le site du ministère de l'Économie en ont relayé la publication. Avant de vous fier à une copie, comparez sa date à celle de la page officielle.

La liste a changé de nom et de taille depuis 2024. Selon le ministère de l'Économie, elle est publiée pour aider les entreprises, notamment les TPE, les PME et les indépendants, à choisir leur plateforme.

DateCe qui est publiéCombien
16 septembre 2024Une liste des PDP immatriculées sous réserve, sur l'espace partenaires d'impots.gouv.frPlus de 70 au 15 octobre 2024
16 janvier 2026La première liste des plateformes agréées, qui ont passé les tests techniques et d'interopérabilité101
22 septembre 2026La liste des opérateurs qui remplissent toutes les conditions, fichier en vigueur le 3 octobre 2026149 lignes
16 septembre 2026La liste des opérateurs en attente de leur immatriculation définitive, fichier en vigueur le 3 octobre 202614 lignes

Immatriculation définitive ou en attente : les 2 listes

La page publie 2 listes. La première réunit les opérateurs qui remplissent toutes les conditions, tests d'interopérabilité compris. La seconde réunit ceux dont le dossier est complet et conforme, mais dont l'immatriculation définitive dépend encore de la réussite de ces tests.

Ces tests vérifient qu'une plateforme échange correctement avec les autres plateformes et avec les outils de l'État, l'annuaire et le concentrateur de données. À l'ouverture de l'environnement de test du portail public, le 14 octobre 2025, l'Agence pour l'informatique financière de l'État annonçait 3 mois pour réaliser ces tests, puis 2 mois au Service d'immatriculation de la DGFiP pour se prononcer.

Ce qui changeLa première listeLa seconde liste
Qui y figureLes opérateurs qui satisfont à toutes les conditions, tests d'interopérabilité comprisLes opérateurs au dossier complet et conforme, en attente de leur immatriculation définitive
Nombre de lignes le 3 octobre 202614914
Date de délivrance du numéro d'immatriculationOui, dans une colonneNon
FormatsODS, XLSX, PDFODS, XLSX, PDF

Pour choisir aujourd'hui, regardez d'abord la première liste. Si l'opérateur qu'on vous propose figure dans la seconde, demandez-lui où en sont ses tests, et comment vos factures seront traitées en attendant.

Ce que dit chaque ligne de la liste

Chaque ligne donne un nom commercial, l'adresse de l'établissement principal, un site internet et un courriel de contact. La première liste ajoute la date de délivrance du numéro d'immatriculation. Rien sur les prix, les services ou les logiciels reliés.

Le nom commercial n'est pas toujours celui que vous connaissez. Un éditeur peut figurer sous le nom de son groupe suivi de sa marque, ou sous sa marque complétée du sigle PA ou PDP. Une même marque occupe parfois 2 lignes, sous 2 noms commerciaux. Cherchez un mot du nom avec la fonction de recherche de votre tableur ou de votre lecteur de PDF, plutôt que de parcourir l'ordre alphabétique.

L'adresse est celle de l'établissement principal. Le 3 octobre 2026, 42 des 149 opérateurs de la première liste l'avaient hors de France, en Allemagne, en Italie, en Espagne ou en Belgique notamment. Cette adresse ne dit rien de l'hébergement de vos factures : une plateforme immatriculée ne transfère aucune donnée hors de l'Union européenne.

La date de délivrance dit depuis quand l'opérateur est immatriculé. Dans le fichier du 22 septembre 2026, elle va du 11 décembre 2025 au 28 août 2026. Elle ne dit rien de la qualité du service.

Ce que la liste ditCe qu'elle ne dit pas
Le nom commercial de l'opérateurLe prix, et ce qui est facturé : la facture, l'utilisateur, l'abonnement
L'adresse de son établissement principalLes services proposés : réception seule, émission, données de transaction et de paiement
Son site internet et un courriel de contactLes logiciels raccordés à la plateforme
La date de délivrance de son numéro, dans la première listeLes métiers ou les tailles d'entreprise visés

Ce que vous ne trouverez pas dans la liste

La liste ne recense que les opérateurs immatriculés. Une solution compatible, le logo d'un site ou la plateforme d'une entreprise donnée se vérifient ailleurs.

Les solutions compatibles. Un logiciel de facturation, un logiciel comptable ou une application bancaire peut être raccordé à une plateforme agréée sans être immatriculé lui-même. La DGFiP lui réserve un label Solution compatible. Il ne figure pas dans la liste. Demandez à son éditeur le nom de la plateforme à laquelle il est raccordé, et cherchez ce nom.

La preuve par le logo. Le logo Plateforme agréée aide à repérer les opérateurs, sans remplacer la liste. Le règlement de la marque autorise un opérateur encore immatriculé sous réserve de tests à l'utiliser, en attendant son immatriculation définitive.

La plateforme de vos clients. La liste dit quels opérateurs sont immatriculés. L'annuaire dit, pour chaque entreprise, par quelle plateforme elle reçoit ses factures. C'est lui qu'il faut ouvrir pour vérifier une entreprise dans l'annuaire, qu'il s'agisse d'un client ou de la vôtre. L'annuaire est l'un des 2 outils de l'État décrits dans l'article sur ce que fait le portail public.

Se servir de la liste pour choisir

Partez de vos outils, puis vérifiez dans la liste. Le guide de démarrage de l'administration cite les portes d'entrée : une plateforme choisie directement, ou par votre logiciel, votre expert-comptable ou votre banque.

  1. Listez vos outils et vos interlocuteurs. Logiciel de facturation ou de caisse, logiciel comptable, application bancaire, expert-comptable.
  2. Posez la même question à chacun. Êtes-vous une plateforme agréée, ou à quelle plateforme êtes-vous raccordé ?
  3. Cherchez le nom donné dans la première liste. S'il n'y est pas, regardez la seconde, puis redemandez.
  4. Vérifiez votre fiche dans l'annuaire une fois la plateforme désignée. Elle doit y apparaître comme votre plateforme de réception.
  5. Gardez la trace de vos échanges. Pendant la phase de démarrage, l'administration tient compte d'une démarche de mise en conformité engagée.

La liste ne dit ni ce que coûte une plateforme, ni ce qu'elle fait au-delà du minimum. Les questions à poser avant de signer avec une PDP de facturation électronique sont détaillées dans un article à part : l'émission, les données de vente aux particuliers, le lien avec la comptabilité, le contenu du prix.

Si votre outil actuel n'est ni une plateforme ni raccordé à l'une d'elles, la question devient celle du logiciel. Un article aide à choisir un logiciel de dématérialisation. Un autre pèse l'intérêt de faire ses devis dans son CRM quand la facture naît du devis.

Le choix n'est pas définitif. Vous pouvez changer de plateforme à tout moment : la nouvelle met à jour l'annuaire, et l'ancienne assure certains services pendant 1 an pour que vos factures continuent d'arriver.

Pourquoi choisir sans attendre

Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA doit pouvoir recevoir des factures électroniques, quelle que soit sa taille. Le guide de démarrage demande à celle qui n'a pas encore de plateforme de réception d'en désigner une sans attendre.

L'administration ne sanctionne pas une entreprise en difficulté mais engagée dans une mise en conformité sérieuse. Elle précise que ce n'est ni un report ni une suspension. Pour la réception, une mise en demeure de se conformer dans un délai de 3 mois précède l'amende.

En attendant, rien ne s'arrête. Une facture reçue par mail, en PDF ou sur papier après le 1er septembre 2026 se traite, se paie et ouvre droit à déduction de la TVA, si l'opération est réelle et les mentions présentes.

La liste vous concerne aussi comme fournisseur. Si un client n'a pas désigné de plateforme de réception, votre facture électronique ne peut pas lui parvenir et votre plateforme vous informe du rejet. La facture part alors par mail ou par courrier, à titre exceptionnel, sans conséquence sur l'exigibilité de la créance ni sur son paiement. Si elle reste impayée, elle se relance comme une autre, puis vient, si besoin, le courrier de mise en demeure.

Après le choix de la plateforme

La plateforme choisie, reste ce qui l'alimente. Un client saisi dans le CRM, puis dans l'outil de facturation, puis chez le comptable : chaque copie est une occasion d'erreur sur son SIREN ou sur son adresse de livraison, 2 des 4 mentions que la réforme ajoute à la facture.

Chez MEI Group, nous outillons les TPE et les PME de 1 à 50 salariés. Lors d'un diagnostic d'organisation, nous regardons d'où part l'information et combien de fois elle est recopiée. Vous recevez ensuite un rapport écrit : ce qui bloque, ce que vous pouvez corriger dès la semaine suivante, et ce qu'il faudrait construire, chiffré. Le diagnostic court coûte 650 € HT de 1 à 10 salariés, le diagnostic complet 1 650 € HT de 10 à 50 salariés.

Notre offre Automatisation, dès 1 200 € HT, relie les logiciels que vous utilisez déjà pour qu'une tâche répétée chaque semaine se fasse seule : le devis accepté qui devient une facture, la relance qui part à la bonne date. Ce qu'apporte un consultant en automatisation est décrit sur une page à part. Le temps que coûte chaque ressaisie se chiffre aussi : un article montre comment automatiser pour réduire ses coûts administratifs, avec vos propres durées.

Vous avez un projet, ou besoin d'un diagnostic ? Contactez-nous directement.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande aussi

Parlons-en

45 minutes, sans frais

Un premier échange, chez vous ou en visio, pour comprendre ce qui vous ralentit, et voir si un diagnostic a du sens chez vous.